Publication vedette : Janvier 2018

Corinne Barat, Alizé Proust, Alexandre Deshière, Mathieu Leboeuf, Jean Drouin and Michel J. Tremblay. Astrocytes sustain long-term productive HIV-1 infection without establishment of reactivable viral latency. Glia (2018) Jan 19; 1-19

La stratégie de cure du VIH « shock and kill » propose l’éradication des réservoirs cellulaires stables par le traitement avec des agents réactivateurs de la latence (ARL).  Malgré le fait que le principal réservoir ciblé par cette approche soit les cellules T CD4+ quiescentes infectées de façon latente par le VIH, les conséquences de cette approche sur les autres réservoirs tels que ceux présents dans le système nerveux central sont encore peu définies et devraient être prises en considération.  Les auteurs ont réalisés des expériences afin de définir le rôle possible des astrocytes dans la persistence du VIH-1 dans le cerveau et des effets des ARL sur ce sanctuaire viral.  Ils démontrent tout d’abord que la diminution de la production de VIH-1 dans une culture d’astrocyte en prolifération est due à une capacité proliférative réduite des cellules infectées comparativement aux cellules non-infectées.  Au contraire, l’infection d’astrocyte ne proliférant pas a mené à une infection robuste et soutenue pendant plus de 60 jours.  Afin d’identifier les astrocytes infectées de manière latente par le VIH-1, les auteurs ont conçu un nouveau virus rapporteur à deux couleurs dénommé NL4.3 eGFP-IRES-Crimson qui est pleinement infectieux et qui code pour toutes les protéines virales.  Malgré qu’une petite fraction d’astrocyte portant des provirus silencieux ait été observée, les auteurs n’ont pas été en mesure de réactiver celui-ci en utilisant plusieurs ARL ou d’autres inducteurs puissants comme le TNF, suggérant ainsi que ces provirus étaient soit transcriptionnellement incompétents ou qu’ils étaient dans un état de latence trop profonde.  Leurs résultats suggèrent que les astrocytes pourraient ne pas constituer un réservoir latent en soi mais que la production de virus continuelle par cette population de cellule pourrait contribuer aux désordres neurologiques observés chez les individus infectés par le VIH-1 qui reçoivent la thérapie antirétrovirale combinée.

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